Un navire qui embarque des passagers a théoriquement une responsabilité contractuelle envers les gens qu'il embarque.
Un navire qui a le droit d'embarquer des passagers est théoriquement armé au commerce, et en France, il dispose d'une décision d'effectif, c'est à dire qu'on établi avec l'administration des Affaires Maritimes le nombre de personnes nécessaire à bord afin de garantir la sécurité, la bonne marche du navire.
Ces marins français sont affiliés à l'ENIM, équivalent URSSAF des marins.
Les cotisations sociales sont calculées sur un salaire forfaitaire et non sur le salaire réellement donné. Il y a un minimum légal, une espèce de SMIC selon la catégorie.
Sur ces bateaux, clients ou non, l'équipage doit être au complet et diplomé, même pour faire un rond devant de 30 minutes ...
C'est un peu lourd, mais fonctionne pas si mal.
C'est ce qui distingue un bateau professionnel d'un autre.
Ceci dit, chaque bateau, armé au commerce ou à la plaisance a une obligation de sécurité envers ses passagers ou ses adhérents, qu'ils payent ou non ...
Par exemple, sur Albarquel, il y a un Capitaine et un marin. L'un des 2 doit avoir un diplôme "machine".
Sur le Renard, je crois que c'est 3 marins obligatoirement ...
Sur Recouvrance, 5...
Sur Etoile Molène, 2 je crois ...
De plus, ces bateaux coutent cher, et même si les tarifs semblent élevés, au premier abord, essayez de vous faire un week-end de 2 jours et 2 nuits, avec tous les repas (hotel et restaurant), les boissons, le confort, l'activité voile, le tout sans soucis de responsabilité, d'assurance, d'inventaire, d'avitaillements, pour 220 € par personne !
Sinon, il y a la solution des associations, d'y être membre pour naviguer "pas cher". Là, il faut être impliqué dans la vie associative.
Il faut savoir aussi qu'en France, il y a finalement peu de voiliers traditionnels NUCs qui ne sont pas soutenus par les collectivités : Nébuleuse, la flotte Etoile Marine, Albarquel ...
Certains ont déjà couté cher (financement de la construction), ou coutent cher encore (aides au fonctionnement), sans citer personne ...
Imaginez 2 restaurants côte à côte: L'un est privé, l'autre est associatif. Ils accueillent la même clientèle. L'un dispose de subventions, l'autre pas. L'un dispose d'emplois aidés, l'autre pas .... Que va t-il se passer, est-ce juste ?
Il faut distinguer je pense:
Le navire professionnel, qui commercialise. Offre grand public.
Le navire associatif, qui s'adresse à ses membres.
Et les moutons seront bien gardés...
Ceci dit, mon soucis n'est pas là dans l'immédiat. Il n'y a pas forcément assez de bateaux en France pour qu'il se fassent réelle concurrence, surtout en Normandie. Nous sommes plutôt à collaborer les uns les autres, s'échanger des infos, des clients.
J'espère que cela vous éclairera ...
Christophe
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Albarquel est un ancien transporteur de sel portugais.
Maintenant agréé par les Affaires Maritimes, il propose aux particuliers et groupes d'embarquer pour ds séjours de 2 à 10 jours.